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Coup de gueule contre les fonctionnaires du Ministère où je bosse actuellement, ces gens complètement assistés qui n'ont aucune idée de ce que peut être la réalité du marché du travail. Ces gens qui ne connaissent pas la pression hiérarchique, ni la précarité de l'emploi, dont la rémunération est surestimée et moins imposables que celles du secteur privé. Ne parlons pas des multiples primes, des repas aux coûts insignifiants, des opportunités de mobilité internationales... Je ne détaille pas plus, vous seriez trop écoeurés de voir que l'argent de vos impositions sert à offrir des avantages illégitimes aux prétendus « travailleurs » de la fonction publique.
Pourquoi suis-je aussi acerbe ?
Il ont raison d'en profiter, après tout, nous le ferions tous...
Ce qui me révolte c'est de constater la réelle nature de ces personnes privilégiées :
- des hommes et femmes qui à force de ne rien faire sont devenus fainéants et incapables, en dehors de leur petit champ d'action très restreint, et qui se prennent pour des boss dès qu'on leur confie une responsabilité minime.
- des insouciants, qui conditionnés par leur petite routine ne jurent plus que par elle. Et le pire, c'est que malgré des horaires très souples, une absence totale de stress professionnel et des revenus financiers largement supérieurs à la moyenne dans le privé, ils trouvent encore et toujours à se plaindre sur leur condition. Ils ne profitent même pas de leur chance d'avoir un travail sans contraintes pour s'épanouir en dehors : la plupart d'entre eux mêlant au point de les confondre leur travail et leur vie privée et n'ayant pour sujet de discussion que de minables banalités à faire gerber ou pleurer, selon l'humeur.
- des bonniches et des lèches-culs, qui, probablement insatisfait d'une existence morne et sans intérêt (se rendant probablement compte de leur propre médiocrité) ne trouvent d'autre choses à faire que de créer de futiles tensions internes pour briser un ennui qu'ils ne reconnaissent pas. Et ils se font la guerre, tout sourires en avant, bombardant de réflexions aigries et envieuses le collègue sitôt le dos tourné, tout en faisant luire les bottes des petits responsables de services à coup de langue.
Evidemment tout ce que j'écris là est généralisé, on trouve des exceptions et c'est une esquisse globale que je trace. Il est heureux que certaines personnes conservent une personnalité attachante ou même juste intéressante, c'est choses rare pourtant il faut le reconnaître. De plus mon constat s'arrête aux limites de ma propre expérience, je ne saurai parler des employés de l'Education Nationale, ni des fonctionnaires territoriaux etc.
Mais peut-être ai-je juste pénétré un micro-cosmos particulier, un endroit étrange où quelque dogme malveillant effacerait les personnalités et les ambitions de ses habitués, après leur avoir offert mille merveilles en terme de confort et de bien-être...
...et si j'avais percé le mystère de l'Administration française ??!!

